R E G I O N S F E D E R A L E S D’A L G E R I E
L A C O N S T I T U A N T E
Régions Fédérales d’Algérie
(l’Algérie du futur)
Préambule
Nature du régime
État fédéral
Le système
Démocratie participative avec évolution vers la démocratie directe. C’est-à-dire que le peuple désignera ses députés tout en gouvernant à côté d’eux jusqu’au jour où il prendra le relais pour se gouverner seul, comme le faisaient ses ancêtres berbères dans le passé pas si lointain. L’Algérie du futur fera confiance à ses citoyens.
Les droits du citoyen
Les Algériens seront égaux en devoirs et en droits, quelles que soient leurs différences : sexe, religion, couleur de peau, identité sexuelle, etc. L’étranger résident légalement jouira des mêmes droits avec des exceptions dans l’attribution des avantages matériels et autres. La source d’inspiration est la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.
L’État fédéral instaurera une protection spéciale pour l’enfance, l’handicapé, le démuni et la personne âgée. Leur agression sera punie sévèrement, avec de la prison à vie pour le viol d’un mineur. La femme jouira d’un statut spécial : une toute petite violence à son égard, serait-ce une gifle de la part de son mari, sauf dans un cas de légitime défense et juste une riposte égale au coup reçu et non démesurée, est punie d’un mois de prison avec sursis avec les frais de procès et des dommages et intérêts, sans que la victime ne dépose plainte, pourvu qu’on signale le crime ou qu’une autorité en soit au courant, et en cas de manque de preuve, la victime doit reconnaître l’agression. Une récidive est punie de prison ferme avec des pénalités élevées.
L’État fédéral s’engagera à offrir au citoyen un travail dans la dignité, un salaire conséquent et un logement décent. Il veillera aussi à la justice des salaires, en l’occurrence, dans la fonction publique, le plus haut salaire, ici celui du chef d’État, donc le Président, n’excédera pas dix fois plus le salaire minimal. Tout dépassement sera considéré de la corruption et sera puni par la loi.
La politique
L’identité, l’ethnie, la culture, les symboles et la religion seront interdits de revendication politique, militante et autre, car ils seront tous à la charge de l’État fédéral. Seront autorisés les domaines et les secteurs qui ne seront pas pris en charge ou seront en échec de prise en charge, comme l’écologie et tout ce qui touche la nature.
Les partis politiques qui échouent à obtenir 5 % des votants, deux fois de suite, seront dissous, afin qu’ils ne vivent pas sur le dos de leurs adhérents et que les dons qui devaient les financer aillent à l’utile.
L’économie
L’État fédéral instaurera une économie de marché, avec une part importante dans les secteurs en relation directe avec le public, comme les transports, le système bancaire, etc.
Les principales ressources de l’État fédéral seront l’agriculture en premier et l’industrie en seconde position, et il fera tout pour les développer avec les moyens les plus efficaces pour assurer une économie forte, une vie décente au citoyen et un minimum de stabilité pour le pays.
L’agriculture
Il végétalisera le désert et protégera le Nord de l’avancée inexorable du sable qui le réduit de décennie en décennie en peau de chagrin. Pour éviter des dépenses inutiles, ce barrage ne sera pas continu d’est en ouest, il sera construit uniquement dans les zones à risques. Il sera planté d’arbres, d’arbustes et de plantes résistants au climat hostile du désert sur une largeur de plusieurs kilomètres, du moins selon les exigences du terrain. En dehors des responsables et des ingénieurs, tous les citoyens, hommes et femmes, devront participer à sa construction et à sa maintenance dont l’État fédéral désignera la durée, n’excédant pas une année. Au besoin, ils seront rappelés.
L’industrie
Elle sera, d’abord, dépendante de l’agriculture, c’est-à-dire qu’elle travaillera pour renforcer l’agriculture avec la matière première et le savoir-faire locaux. Une fois la machine bien huilée, l’industrie dite moderne ou concurrente sera la bienvenue.
Puis l’État fédéral développera et exploitera au maximum le tourisme, dont le territoire possède les plus beaux sites du monde. C’est les Occidentaux qui viendraient non seulement pour visiter mais aussi pour y vivre, et plus jamais, du moins rarement, un citoyen algérien fuira le pays pour vivre ailleurs, il irait par plaisir.
La troisième ressource sera les capitaux des étrangers auxquels l’État fédéral fera appel en les avantageant.
L’école
Le français sera la langue de l’école, des sciences, du travail et de l’Administration, pour mettre le pays de plain-pied dans la modernité. Si le peuple veut l’anglais, afin de ne pas déstabiliser la société, il sera organisé une conférence nationale pour cerner les inconvénients et les avantages ainsi que les tenants et les aboutissants, puis ensuite organiser un référendum. Le tamazight et l’arabe auront le même statut : soit obligatoire, soit facultatif, soumis au vote dans chaque région. Personne n’imposera sa langue maternelle, sa culture, sa croyance ou autre.
L’État fédéral enseignera l’histoire véridique, par exemple son origine berbère, son présent berbère, la création de l’Algérie par le colonialisme français en octobre 1839 par le décret Schneider, une Afrique du Nord envahie par les Arabes au septième siècle et conquise au nom de l’islam avec l’épée et le sang en volant au peuple tous ses biens, lui prenant des dizaines de milliers d’esclaves femmes et fillettes pour remplir les harems des califes de Damas, ces pervers et détraqués sexuels.
Les élections
Le chef de l’État fédéral sera élu directement dès le premier tour, au suffrage universel, pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois ; il pourra se porter candidat après le ou les deux mandats de son successeur. Ces deux mandats sont scellés même si le peuple désire les augmenter ou les réduire à un seul. Tout contrevenant sera destitué et jugé selon la loi qui sera débattue au moment de la naissance des Régions Fédérales d’Algérie.
Une procédure de destitution, applicable au deuxième mandat, sera instituée si le Président génère par ses décisions des grognes dans la société et le parlement, s’il est malade et que son état ne lui permet pas de diriger consciemment, à condition de réunir l’équivalent des voix avec lesquelles il était élu + une voix, ce qui sera facile puisqu’il était élu au premier tour.
Tout candidat doit être sain de toute maladie handicapante (à détailler au moment opportun), élever au moins un enfant, peu importe l’identité sexuelle du couple ; il doit jouir d’un casier judiciaire vierge et être de moralité irréprochable. Il devra appartenir à un parti politique au moins pendant cinq. Une formation politique peut empêcher son candidat de franchir certaines limites, ce qui évitera au peuple d’élire des bouffons manipulables à souhait sans base pour les remettre sur le chemin, qui conduiront le pays à la catastrophe, comme ce fut le cas de l’Ukraine, un pays détruit totalement alors qu’il était une puissance agricole et économique, ou mieux : l’Algérie actuelle, un pays en dérive totale, alors qu’il était destiné à siéger parmi les grandes nations. Aucune candidature en dehors du parti politique ne sera acceptée.
Des hauts commis de l’État
Le chef des Armées, le Chef des polices et l’ambassadeur seront aussi élus au suffrage universel. Les mandats sont pour une durée de cinq ans, mais ils peuvent candidater à vie si on n’est pas condamné par la justice.
La justice
Le système actuel qui favorise le riche et le puissant sera aboli puis remplacé par un tribunal où les juges et les procureurs auront le même rôle que celui du système en vogue : instruire et juger. Mais, à la place de la Cour d’appel et de la Cour de cassation qui favorisent le riche et le puissant et assurent l’impunité des magistrats, il sera créé un tribunal pour juger les magistrats partiaux ou laxistes si une victime se sent lésée. Si le verdict est confirmé, la peine sera majorée d’au moins vingt-cinq pour cent ; sinon, c’est le juge qui en paiera. C’est un jury populaire qui y décidera à l’unanimité, un membre par Région fédérale. Le juge prononcera juste la peine et veillera à son application. L’État fédéral assurera au citoyen démuni une protection juridique gratuite.
Les magistrats impliqués, en l’occurrence les procureurs et les juges, seront élus par les citoyens pour des mandats de cinq ans chacun, indéfiniment s’ils gagnent. Seuls les électeurs décideront. Les chefs de la police et de la gendarmerie seront aussi élus avec le même processus. Ils seront tous sous la responsabilité du maire. Seules l’armée et la protection civile, un corps uni, auront leur règlement à eux.
Les amendes
Le système des amendes fixes sera supprimé et remplacé par les amendes au pourcentage. En effet, avec l’amende fixe, le riche paie une poussière tandis que le salarié est lésé. Avec l’amende au pourcentage, tout le monde aura son compte. Pour éviter de fausses déclarations de revenus, l’amende sera calculée sur le montant du revenu fiscal annuel du contrevenant, qu’il recevra chez lui avec les délais de paiements et les majorations sur les retards.
Pour limiter les excès de vitesse à l’origine du grand nombre d’accidents de la route, l’État fédéral, en attendant qu’il construise ses automobiles, n’achètera pas de voiture dont le compteur dépasse la vitesse autorisée sur les routes de l’État, en l’occurrence 130 km/h. Les constructeurs automobiles fabriqueront spécialement pour les Régions Fédérales d’Algérie des voitures au compteur ne dépassant pas la vitesse limitée dans ses routes, quitte à payer un surplus.
Le conducteur qui tue dans un accident de la route par défaillance mécanique, à la suite d’une négligence (dont on établira la cause principale), ou à la suite de la consommation de l’alcool ou de substances interdites écopera de la même peine que celle d’un meurtrier qui agresse violemment sa victime sans vouloir donner la mort, une longue peine de prison ferme équivalente au crime. Au lieu de la relaxation en vigueur.
La religion
L’État fédéral sera laïc ou séculaire : il interdira à ses fonctionnaires de montrer un quelconque signe de leur croyance et assurera la liberté de culte et la protection du croyant, mais il autorisera la critique sans limite contre toutes les croyances jusqu’au blasphème. La religion restera dans le cadre de l’intime.
Pour libérer le cœur des Algériens de toutes ces décennies de souffrances gratuites, l’État fédéral construira une discothèque dans chaque commune et l’entrée sera gratuite pendant une année. Il autorisera aussi les maisons closes (les bordels). Le seul paradis dont nous avons la preuve est la Terre ; faisons de notre pays un vrai paradis. Le reste est de la pure croyance qui suscite chez le croyant des peurs irrationnelles qui l’empêchent de vivre tout simplement, qui le tuent de son vivant avant qu’il ne détruise son environnement direct, comme on peut le constater dans tous les pays où les religions sont déclarées étatiques ou royales. Le Dieu Omnisciente, Omnipotent et Créateur de l’univers se suffit en tout, se vexera au croyant qui le défendait en cas de blasphème, voudra que ses créatures soient indépendantes, libres, et vivantes, n’exigera pas d’être adoré, n’exigera rien de personne, Il verra un échec ceux qui le supplient, le prient et le pleurnichent à longueur de journée.
Notez bien
Pour le cas singulier de la Kabylie, si le MAK réussit son projet, car une crise pétrolière peut détruire l’Algérie qui vit à 95 % de l’importation avec cette manne, les Régions Fédérales d’Algérie sont un prolongement du même système ; toutes les autres régions seront indépendantes, seront des « Kabylies ». Elle sera la bienvenue si elle veut intégrer l’État fédéral pour former une Algérie puissante, moderne, grande, qui regarde devant et ne se tourne en arrière que pour voir le chemin parcouru et faire une pause pour mieux sauter. Dans le cas contraire, c’est leur choix. Les Région Fédérales d’Algérie et la Kabylie joueront mutuellement le rôle de miroir. Si l’une glisse vers la dictature ou l’injustice, l’autre est là pour lui servir de miroir afin de lui éviter une révolte dangereuse de son peuple.
Conclusion
Ce préambule est une ébauche de la Constitution qui sera une constituante, donc elle sera proposée au peuple et à ses représentants provisoires pour amélioration et amendement. Les Régions Fédérales d’Algérie considèrent les Algériens sans distinction, ses chers citoyens, des adultes matures qui apprendront à se gérer tous seuls, tels le furent leurs ancêtres berbères ; il suffit qu’on le leur apprenne et les encadre.
Vive les Régions Fédérales d’Algérie ! Vive le peuple algérien !